Séance Du vendredi 28 novembre 2025
Écrire les dialogues : la posture du comédien
Dans une certaine mesure, les enseignements de Stanislavski pour les acteurs sont de nature à stimuler l’écriture des dialogues pour les dramaturges, les romanciers, les scénaristes…
Rien n’empêche en tout cas d’en faire l’essai. L’expérience nous rendra peut-être plus sensible à certains aspects de l’écriture.
Concrètement, deux axes de recherche se dessinent tout d’abord. Constantin Serguéïevitch Stanislavski insiste sur le travail préalable à l’apprentissage du texte pour l’acteur.
Cela consiste, d’une part à imaginer le monologue intérieur (Le sous-texte) du moment où le personnage prononce ou entend la réplique.
D’autre part, pour accroître son ascendant sur le public, l’acteur a pour mission de « faire naître en lui une représentation des choses dont on parle » (La vision). L’objectif est de tenter de « convaincre cet autre avec qui je suis en relation, de voir ce que je souhaite lui faire voir à travers mon propre regard. (…) Si cet objectif vous habite, alors votre parole sera active mais dans le cas contraire les choses iront mal. » (Maria Knebel rapportant les propos de Stanislavski dans L’Analyse-Action. Traduction de Nicolas Struve, Sergeï Vladimirov et Stéphane Poliakov.). Ces visions, il faudra donc les créer et les préparer avant l’émergence du texte.
À partir d’une situation d’écriture concrète, je proposerai aux participants de la séance du 28 novembre d’explorer l’écriture d’un dialogue en sous-texte et visions.