La confrontation avec la proposition d’écriture nous met aux prises avec nous-même. Elle nous emmène dans des espaces incertains, nous plonge dans le doute, suscite des décisions parfois inattendues.
La lecture a ses vertus. L’écriture nous contraint à faire. Elle nous met en difficulté. Elle nous suggère qu’il n’est pas simple d’organiser les pensées, de mettre en œuvre les émotions, de communiquer. Elle nous engage à trouver des solutions.
Dans le cadre des ateliers, face à cette commande d’écrire un texte nous devenons fragile. Nous voilà à puiser en nous-même, dans nos souvenirs, dans la mémoire de nos émotions. Au cœur du mystère nous cherchons.
Au fil des ateliers l’œuvre qui compte, la plus importante, n’est-elle pas l’autrice ou l’auteur lui-même ? On peut supposer qu’à explorer ainsi par petites touches des aspects variés de lui-même, il se rendra plus sensible à son univers intérieur. Peut-être même – soyons ambitieux – progressera-t-il un peu sur le chemin du « Connais-toi toi-même ».
L’œuvre d' »être humain » est en jeu dans l’écriture. À sa mesure, ce travail d’écrire nous façonne. Il nous met en résonance, nous fait vibrer et exister.
Le texte aura toujours son importance, mais ne perdons pas de vue que nous sommes les premiers à bénéficier de ces rencontres.
Dans l’écriture, c’est nous qui dansons.